Les réformes en marche

La formation professionnelle au deuxième rang des réformes « à poursuivre » en 2009

Lors de ses voeux télévisés aux Français prononcés mercredi 31 décembre 2008, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a placé la formation professionnelle au deuxième rang des « réformes qu'il faudra poursuivre » en 2009, après « la réforme de l'hôpital » et devant celles de « notre organisation territoriale, la recherche, la réforme du lycée et la réforme de la procédure pénale ».

Droit à l’information et à l’orientation professionnelle

L’un des cinq axes autour desquels la réforme s’articule est de faire de l’orientation professionnelle une mission d’intérêt général permettant à toute personne quels que soient son âge ou son statut d’accéder à des services bien identifiés.

Ainsi l’article 3 du projet de loi prévoit les conditions dans lesquelles des organismes sont susceptibles de participer à cette mission d’intérêt général d’information et d’orientation professionnelle, pour les jeunes comme pour les adultes.

Ils devront offrir un ensemble de services en matière, notamment, d’information sur les métiers et les formations et de conseil.

L’amélioration du système d’information reposera sur une labellisation nationale des organismes chargés de l’accueil physique du public ainsi que sur le développement d’outils simples d’utilisation : un centre d’appel téléphonique dédié à la formation professionnelle et un portail Internet qui décrit les dispositifs de la sphère formation professionnelle, recense l’offre de formation et dirige l’utilisateur vers les interlocuteurs adéquats.

 

Ce thème du droit à l’information et à l'orientation, est en tête de ceux ayant fait l’objet d’amendements examinés en séance plénière par les députés en juillet dernier.

Ainsi les groupe SRC et GDR de l’Assemblée ont proposé la suppression de l’article 3 sur l’orientation, jugeant son examen prématuré et estimant nécessaire, avant de légiférer, de connaître les conclusions de la députée Guégot, qui doit adresser des propositions au gouvernement sur ce sujet. Certains députés souhaitaient également attendre le projet de loi sur l’orientation professionnelle qui doit s’appuyer sur les travaux de la mission Hirsch sur l’orientation des jeunes.

 

⇒  Lire le projet de loi adopté par l’assemblée nationale en première lecture le 21 juillet 2009

 

Le projet de loi, adopté le 21 juillet par l’Assemblée nationale en première lecture, modifie le code du travail pour tenir compte d'un nouveau « droit à l'information, à l'orientation et à la qualification professionnelles ». Pour l'exercice de ce droit, il est créé « un service dématérialisé, gratuit, de qualité, accessible à toute personne » et lui permettant de disposer d'une première information ou d'un premier conseil personnalisé. Les organismes chargés de cette orientation pourront être « reconnus comme participant à la mission de service public d'information et d'orientation professionnelle » s'ils proposent « en un lieu unique » un bouquet de services d'information et d'orientation ». Le financement de ce service dématérialisé pourra être co-financé par l'État, les régions et le FPSPP (Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels).


 

Mission parlementaire sur les dispositifs d'orientation

Laurent Wauquiez confie une mission parlementaire sur les dispositifs d'orientation à Françoise Guégot, député UMP de Seine-Maritime.

« L'axe premier de ma mission sur les dispositifs d'orientation consistera à faire l'inventaire de l'existant, notamment en région, puis à étudier les moyens d'optimiser l'offre telle qu'elle est proposée avec, en arrière-plan la mise en marche de Pôle emploi »

 

Un système d'orientation cohérent (rapport Anciaux)

AVIS, FAIT AU NOM DE LA COMMISSION DES AFFAIRES ECONOMIQUES, DE L’ENVIRONNEMENT ET DU TERRITOIRE SUR LE PROJET DE LOI relatif à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie (n° 1628),PAR M. Jean-Paul ANCIAUX, Député.

extrait :

Votre rapporteur pour avis vous propose pour ce faire d’établir les bases législatives d’un système d’orientation professionnelle articulé autour de trois niveaux :

  • un droit à l’orientation professionnelle ;
  •  une convention mettant en place un service national unique de « première orientation » (le « 112 de la formation professionnelle »)
  • un label qui définit les services qui devront être fournis par les principaux organismes d’information et d’orientation susceptible de répondre précisément aux besoins d’orientation des individus.

Un droit à l’orientation professionnelle

Votre rapporteur pour avis vous propose de reprendre cette idée en consacrant un « droit à être informé, conseillé et accompagné en matière d’orientation professionnelle ».

Instituer un service national de « première orientation »

Votre rapporteur pour avis a cherché à garantir la mise en place rapide d’un tel service, et son articulation avec le dispositif de labellisation prévu par le texte actuel de l’article 3 du projet de loi. Il vous propose ainsi de prévoir la signature d’une convention tripartite (État, régions et partenaires sociaux). Cette convention déterminerait les conditions de mise en place de ce service, qui aurait vocation à être assuré par téléphone et Internet et par le rapprochement en « front office » des compétences des grands organismes nationaux d’information et d’orientation professionnelle. Ce service serait assuré en coopération avec les organismes labellisés, vers lesquels les demandeurs pourraient être orientés selon leurs besoins et qui feraient remonter les informations dont ils disposent au portail national.

Préciser les conditions de labellisation des organismes d’information et d’orientation professionnelle

L’article 3 du projet de loi propose de « labelliser » les organismes exerçant la mission d’intérêt général d’information et d’orientation professionnelle, à la condition qu’ils offrent un ensemble défini de services. Tous les acteurs du secteur ont fait part de leur intérêt pour cette mesure qui introduirait de la clarté dans le paysage français de l’orientation professionnelle.

Votre rapporteur vous propose d’apporter quelques améliorations à ce système :

  • conditionner la labellisation aux critères suivants : la coordination avec le service de première orientation et le respect de standards de qualité ;
  • prévoir des labels différents pour les organismes qui n’accueillent que certaines catégories de public et pour ceux qui les accueillent toutes (jeunes, demandeurs d’emploi, adultes exerçant un métier, toutes personnes) ;
  • préciser que les informations fournies aux demandeurs doivent être exhaustives et objectives ;
– renvoyer les modalités d’application de ces dispositions à un décret en Conseil d’État.

⇒ Voir le rapport : www.assemblee-nationale.fr/13/rapports/r1700.asp

Le Livre vert sur la politique de la jeunesse : vers un "service public de l'orientation territorialisée" ?

Au terme de quatre mois de débats, Martin Hirsch a rendu public, le 6 juillet, le Livre vert élaboré par la commission sur la jeunesse et destiné à refonder la politique en faveur des 16-25 ans. Il sera soumis au débat public durant l'été. Une loi de programmation et d'orientation pourrait donner un cadre et un calendrier aux réformes.

Parmi les 57 préconisations issues des travaux des 80 membres de la Commission de concertation sur la politique de la jeunesse, il est notamment proposé de :


Créer un service public de l'orientation compétent pour l'orientation tout au long de la vie.

La commission affirme que "le système d'orientation doit être revu de fond en comble. Un service public de l'orientation, connecté à l'école mais pas dépendant de l'Education nationale doit être créé. Ce service public, associant la région, l'Etat et les partenaires sociaux (…) doit contribuer au décloisonnement des filières, à la possibilité de réorientations, à la revalorisation de filières professionnelles et techniques".

 

 

 

Le rapport Guégot

Françoise Guégot a remis son rapport intitulé " Développement de l'orientation professionnelle tout au long de la vie" le 19 janvier 2010.

Le rapport vise à concrétiser le droit à l'orientation : différencier l' offre de services en fonction des besoins des bénéficiaires, ne pas ajouter à la complexité de l'existant, ne pas rompre les dynamiques existantes.

Quatre axes :

1. assurer la continuité orientation-formation-emploi, depuis l'école et tout au long de la vie
2. doter les différents orienteurs d'un langage commun pour faciliter leur montée en compétences
3. définir des modalités de mise en place du service public de l'orientation (SPO)
4. faire émerger une politique forte de l'orientation

1) Assurer la continuité orientation-formation-emploi, depuis l'école et tout au long de la vie

  • Le rapprochement école/monde du travail est un enjeu clef pour la construction de l'orientation tout au long de la vie : livret de compétences, stage découverte, tutorat sont des outils à mobiliser.

  • Il est envisageable d'intégrer l'obligation de "stages en entreprise" dans la formation des maîtres.

  • Afin de contribuer à la transparence et la cohérence de l'offre de formation, la diffusion des taux de réussite et débouchés des filières est préconisée.

2) Doter les différents orienteurs d'un langage commun pour faciliter leur montée en compétences

  • Mettre en place des lieux d'échange sur les pratiques professionnelles au niveau local, régional, national et ainsi mettre en place des référents, organiser des échanges.

  • Créer un référentiel qui aboutira à une cartographie des actions et des pratiques

  • Avoir ainsi un langage commun complété par une professionnalisation

3) Définir des modalités de mise en place du service public de l'orientation (SPO)

Les 3 niveaux du SPO :

  • le site internet : premier outil d'aide à la décision
  • la plateforme téléphonique : premier conseil d'accueil personnalisé
  • l'accueil physique : conseil personnalisé

Les critères de labellisation :

La question est de savoir si c'est un réseau dans son ensemble qui est labellisé ou si cette procédure est faite site par site.

Les critères :

  • assurer la gratuité des prestations définies par la loi, y compris celle de conseil personnalisé ;

  • contribuer à l’élaboration d’un diagnostic territorial sur l’orientation, en relation avec l’ensemble des acteurs de l’orientation ;

  • participer à des échanges et à l’animation sur les pratiques professionnelles ;

  • assurer la professionnalisation de leurs conseillers

  • mettre en place un système d’évaluation propre au service public de l’orientation et à ses participants ;

  • organiser très rapidement la mise en place d’un système de comptabilité analytique permettant de distinguer les coûts de fonctionnement et de participation au service public labellisé des autres frais de l’organisme ;

  • assurer l’anonymat dans l’accès aux prestations et la confidentialité dans l’accès au service.

  • partager ses informations et banques de données sur les métiers, compétences, qualifications et formations avec les autres membres labellisés du service public de l’orientation.

A terme, si c’est l’option de l’agrément site par site qui est prise, disposer obligatoirement d’un dispositif d’évaluation y compris pour les sites non labellisés de son réseau.

Incitation à la labellisation
Plusieurs leviers seront nécessaires :

  • la mobilisation des opérateurs sous tutelle disposant des réseaux les plus développés

  • la fixation du niveau de financement des réseaux publics d'orientation (après un délai de latence bref mais permettant aux acteurs de s'y préparer) en fonction de leur participation au service public de l'orientation labellisé.

  • la mise à disposition d'une « boîte à outils ».

4) Faire émerger une politique forte de l'orientation

"Une volonté politique forte sera indispensable afin de fédérer des institutions dont les logiques n'ont pas toujours été convergentes par le passé". Ce sera la mission du Délégué Interministériel à l'orientation.

⇒  Voir le rapport annuel 2009 du DIO 

 

Calendrier de mise en place du système d'orientation

• un calendrier des principales étapes de la réforme à la fin du premier semestre 2010 ;
• une première version du site Internet en ligne au début du second semestre 2010 ;
• la définition des critères pour participer au service public de l’orientation labellisée au second semestre 2010 ;
• la mise en place d’au moins deux sites labellisés par département (dont un CIO et un site de Pôle Emploi) d’ici fin 2010 et d’au moins de 3 à 5 d’ici à la fin de l’année 2011 ;
• le rapprochement du CIDJ, du Centre Inffo et de l’Onisep d’ici à la fin de l’année 2010 ;
• une information par téléphone au premier semestre de l’année 2011.

 

Le développement de l'orientation tout au long de la vie; rapport de Françoise GUEGOT, 8 décembre 2009. - 96 p.

Nouveau DIO

Jean-Robert Pitte a été nommé Délégué à l'Information et l'Orientation le 23 juin 2010.

Ses premières actions devraient démarrer à l'automne prochain ; Il estime nécessaire de "mieux ancrer le monde universitaire dans l'emploi et le monde économique" et relève "qu'une bonne information ou une bonne orientation ne servent à rien s'il n'y a pas d'insertion ensuite"

Il réaffirme le rôle très important que doivent jouer à l'échelon de la région ou du bassin d'emploi, les partenaires sociaux, les collectivités locales et les chambres consulaires .

Et il insiste de même sur l'importance de la qualité en matière d'information et d'orientation .

 

Le premier ministre a adressé la lettre de mission début septembre  qui reprend les missions définies par la loi du 24 novembre 2009.

Lettre_de_mission_DIO_JRPitte.pdf

Le comité de pilotage devrait être mis en place courant octobre 2010,  le service dématérialisé et la labellisation des lieux d’accueil devraient fonctionner d’ici juin 2011.

Réforme de la Formation professionnelle

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En 2006 un premier rapport controversé décrivait un système à la dérive.

Rapport Cahuc-Zylberberg :

http://crefor.crefor.asso.fr/crefor/download/eclairage/Eclairage08/rapportCahucZylberg10-07-06.pdf

 

Nicolas Sarkozy, dès sa campagne électorale, déclare qu’il souhaite « réviser en profondeur la formation professionnelle qui bénéficie aux plus qualifiés » et « se révèle notoirement insuffisante pour ceux qui en ont le plus besoin ».

Après son élection il évoque un système « à bout de souffle, dans son organisation et son financement ».

 

En juillet 2007, après six mois d’exploration du monde de la formation professionnelle, la Mission sénatoriale présidée par Jean-Claude Carle (UMP, Haute-Savoie) dresse à son tour un tableau pessimiste. Ce rapport est le coup d’envoi de la réforme.

Source : Rapport d’information. – Bernard SEILLIER, 4 juillet 2007. – 344 p. - Rapport n° 365 - http://www.senat.fr/rap/r06-365-1/r06-365-11.pdf

 

En 2008 de nombreux rapports ont « radiographié » le système de formation (cour des comptes, IGAS, COE, CAS, CES, groupes de travail…)

Pour consulter ces rapports : http://eref.crefor.asso.fr/drupal/node/76

 

En mars 2008, le groupe multipartite sur la formation professionnelle présidé par Pierre Ferracci est mis en place. Il restitue ses travaux le 10 juillet.

http://www.minefe.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/080710formation_prof/synthese_travaux.pdf

 

Trois nouveaux « courants de travaux » sont alors lancés :

 

        la négociation des partenaires sociaux qui parviendront à l’ANI du 7 janvier 2009 ;

        trois groupes de travail spécifique portant sur : « l'amélioration de l'orientation », « l'amélioration de la qualité des formations », et « l’amélioration du fonctionnement de la VAE » ;

        la concertation entre l’Etat, l’ARF et les partenaires sociaux.

 

Le secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi, Laurent Wauquiez, a présenté un projet de loi relatif à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie au cours du conseil des ministres du 29 avril 2009.

Enfin la loi a été votée le 14 octobre, promulguée le 24 novembre et publiée au Journal officiel du 25 novembre.

 

La petite histoire d’un texte :

 

L’Ani du 7 janvier 2009 :

http://crefor.crefor.asso.fr/crefor/download/pointdact/Documents/ani_forpro20090107.pdf

Le projet de loi déposé par le gouvernement le 29 avril :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/projets/pl1628.pdf

Le projet de loi adopté par l'Assemblée nationale le 21 juillet :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/ta/ta0324.pdf

Le texte de la commission spéciale sénatoriale :

http://www.senat.fr/leg/pjl08-619.pdf

Le projet de loi adopté par le Sénat le 23 septembre :

http://ameli.senat.fr/publication_pl/2008-2009/619.html

Le texte élaboré par la Commission mixte paritaire le 7 octobre :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rapports/r1950.pdf

http://www.senat.fr/rap/l09-007/l09-0071.pdf

Le projet de loi adopté par l'Assemblée nationale le 13 octobre :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/ta/ta0351.pdf

La « petite loi » adoptée par le Sénat le 14 octobre :

http://www.senat.fr/petite-loi-ameli/2009-2010/7.html

La saisine du 20 octobre 2009 présentée par des sénateurs socialistes a été rejetée par le Conseil constitutionnel dans sa décision 592 du 19 novembre ouvrant la voie à la promulgation de la loi. C’est chose faite le 24 novembre 2009.

 

La loi n° 2009-1437 du 24 novembre 2009 relative à l'orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021312490&dateTexte=&categorieLien=id

 

 

Dans un nouveau dossier Eclairage #18, nous vous présentons les caractéristiques essentielles de la loi relative à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie publiée au Journal officiel du 25 novembre 2009.

 

 

Genèse de la réforme

La réforme 2008 de la formation professionnelle : "chantier en cours" (sept. 2008)

Les ministres chargés de l’Emploi, Christine Lagarde et Laurent Wauquiez, ont présenté au Conseil des ministres du 23 juillet 2008 les "quatre priorités" de la réforme de la formation  "sur lesquelles la négociation interprofessionnelle pourra s'engager".
Le 25 juillet les partenaires sociaux ont reçu le document d’orientation qui sonne la fin de la phase préparatoire de la réforme 2008 de la formation et doit guider leur prochaine négociation interprofessionnelle sur la formation professionnelle continue en vue d’un projet de loi déposé avant la fin 2008.
Un numéro de la collection Eclairage propose une "visite de chantier" de la réforme 2008 de la formation.
Après un bref historique sur les étapes qui ont précédé cette ultime phase de gestation de la réforme, nous proposons les conclusions du « groupe de travail multipartite » qui a étudié les voies et moyens des réformes à conduire en identifiant 8 axes de progrès.
Nous présentons ensuite le document d’orientation du gouvernement, qui sur la base de ces travaux définit les thèmes de la prochaine négociation des partenaires sociaux.
Nous abordons également quelques éléments de contexte qui pourront conditionner la réforme en marche ainsi que des brèves sur l'actualité de la réforme au cours de l'été 2008.
Enfin vous est présentée l’importante « littérature » constituée d’études et de rapports qui a alimenté la réflexion des groupes de travail et autres missions d’information depuis 2006.
 
Pour télécharger ce numéro d'"Eclairage", cliquez sur ce lien
 

 

Chronique d'une réforme annoncée

A l’occasion des vœux aux « forces vives », le 4 janvier 2007, le président de la République, Jacques Chirac annonce qu’il veut « bâtir, en fusionnant l’ANPE et l’Unédic, un nouvel instrument de combat pour l’emploi » afin d’aboutir à une « sécurité sociale professionnelle » qui devra notamment « porter les droits individuels à la formation des salariés, majorés pour ceux qui ont un faible bagage initial ou qui ont besoin de se convertir ».
http://www.elysee.fr/elysee/elysee.fr/francais_archives/interventions/discours_et_declarations/2007/janvier/allocution_lors_de_la_presentation_des_voeux_des_forces_vives.69596.html
 
En écho, le premier ministre, Dominique de Villepin, déclare, le 8 janvier, que « nous devons aussi réfléchir tous ensemble, avec les syndicats, avec les entreprises, avec les économistes, à la mise en place d’une vraie flexi-sécurité à la française ».
http://www.formation-continue.fr/premier-ministre-recommande-annee-formation.html
 
A l’approche de l’élection présidentielle, tous les candidats sont favorables à un droit individuel à la formation transférable d’une entreprise à une autre. Tous souhaitent que les jeunes bénéficient d’une entrée digne sur le marché du travail. Tous demandent que les allocataires de minima sociaux travaillent ou se forment en contrepartie. Seul le financement de ces droits fait la différence.
Bouclier contre le chômage, facteur décisif d’adaptation des entreprises au contexte économique, la formation occupe ainsi une place importante dans la campagne présidentielle.
« La formation dans les élections présidentielles : vers de nouvelles réformes », Le dossier d’Inffo Flash n° 700 du 16 au 30 avril 2007, pp. 17-24
 
Nicolas Sarkozy, dès sa campagne électorale, déclare qu’il souhaite « réviser en profondeur la formation professionnelle qui bénéficie aux plus qualifiés » et « se révèle notoirement insuffisante pour ceux qui en ont le plus besoin ». Il propose de « lever les tabous de la formation » qui affiche « trop de dépenses, trop de gaspillages, trop d’opacité ». Après son élection il évoque un système « à bout de souffle, dans son organisation et son financement ».
http://www.u-m-p.org/propositions/index.php?id=05_formation
 
Dans son discours de politique générale prononcé à l'Assemblée nationale, le 3 juillet 2007, le Premier ministre déclare : "La restructuration de notre système de formation professionnelle est absolument nécessaire. 24 milliards d'euros sont consacrés à la formation ; 60 % des salariés n'y accèdent jamais."
http://www.assemblee-nationale.fr/13/cra/2006-2007-extra/001.asp
 
En juillet 2007, après six mois d’exploration du monde de la formation professionnelle, la Mission sénatoriale présidée par Jean-Claude Carle (UMP, Haute-Savoie) et son rapporteur Bernard Seillier (RDSE, Aveyron) dressent un tableau pessimiste. Ils relèvent que les priorités s’enlisent « dans la complexité, se contredisent dans les corporatismes et s’immobilisent dans les cloisonnements » (les 3 C). A ces maux, la Mission propose des remèdes formulés autour de trois mots repères : la personne, les partenariats, la proximité (les 3 P).
Source : Rapport d’information. – Bernard SEILLIER, 4 juillet 2007. – 344 p. - Rapport n° 365 - http://www.senat.fr/rap/r06-365-1/r06-365-11.pdf
 
Au printemps 2008 ( 19 mars), le président de la République affirme que la loi sur la formation professionnelle sera votée avant 2009. « (…)[il faut] centrer la formation professionnelle sur ceux qui en ont le plus besoin. A l'issue de la conférence quadripartite (Etat, régions, syndicats et patronat) qui se tiendra en mai, les partenaires sociaux engageront une négociation débouchant sur un projet de loi qui sera voté avant la fin de l'année (…) »
http://www.elysee.fr/download/?mode=press&filename=19.03_Discours_Conseil_des_Ministres.pdf
 
"On ne peut pas faire l’économie de la réforme de la formation professionnelle et on ne peut pas attendre", déclare Nicolas Sarkozy à l’occasion d’un déplacement en Seine-et-Marne consacré à l’emploi, le 16 mai 2008. Le président de la République réitère, en effet, ses précédentes déclarations : le système actuel est "à bout de souffle, dans son organisation comme dans son financement". Devant ses ministres en charge de l’Emploi, Christine Lagarde et Laurent Wauquiez, il assigne alors "trois objectifs" à la réforme de la formation professionnelle qui doit s’ouvrir dans les semaines suivantes. http://www.elysee.fr/download/?mode=press&filename=Discours_PR_16.05_Melun.pdf
 
Enfin au cours du conseil des ministres du 23 juillet 2008, la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi et le secrétaire d’État chargé de l’emploi ont présenté une communication relative à la réforme de la formation professionnelle.
L’objectif du Gouvernement est d’élaborer un projet de loi avant la fin de l’année 2008, après avoir laissé le temps nécessaire à la négociation et à la concertation.
Consulter le compte-rendu du Conseil des ministres : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/gouvernement/conseils_ministres_35/conseil_ministres_23_juillet_1364/reforme_formation_professionnelle_60697.html

 

Le Groupe multipartite sur la formation professionnelle

L'installation du groupe multipartite

Christine Lagarde, ministre de l’Économie, des finances et de l’emploi a lancé le 5 février 2008 le processus de réforme de la formation professionnelle, conformément à l’agenda social pour 2008 fixé lors de la conférence tripartite du 19 décembre 2007 présidée par le Président de la République.

Pierre Ferracci, président du Groupe Alpha et membre du Conseil d'orientation pour l'emploi (COE), a été chargé par Christine Lagarde, de la présidence d'un « groupe de travail quadripartite restreint », émanation du COE, « associant des représentants des Conseils régionaux, les organisations syndicales et professionnelles représentatives au niveau national et interprofessionnel et les administrations de l'État concernées ».

Á partir du mois de mars, ce groupe de travail a pour objectif de formuler des préconisations opérationnelles sur les voies et moyens des réformes à conduire (calendrier, articulation entre négociation et réforme législative, prise en compte de la dimension territoriale et du rôle des Régions).

http://bccasx.com/asx.pl/000000A/http/www.minefe.gouv.fr/discours-presse/discours-communiques_finances.php=3ftype=3dcommunique&id=3d1173&rub=3d1
 

L'installation du groupe quadripartite - rebaptisé « groupe multipartite » - s'est effectuée le 20 mars 2008. Le groupe de travail « multipartite » est composé de 21 personnes dont son président, Pierre Ferracci, président du Groupe Alpha : 5 représentants des régions (5 titulaires et 5 suppléants), 10 représentants pour les partenaires sociaux représentatifs au plan national (5 titulaires et 5 suppléants pour les syndicats de salariés ; 5 titulaires et 5 suppléants pour les organisations patronales), 5 représentants de l'État (5 titulaires et 5 suppléants).

Ce groupe de travail est en soi une expérience originale puisque rassemblant l’ensemble des acteurs qui interviennent légitimement dans le système français de formation professionnelle (Etat, Régions et partenaires sociaux).

Il s’est réuni de mars à juin 2008 sur un rythme hebdomadaire et il a favorisé progressivement l’émergence d’un point de vue collectif sur les principes qui doivent guider une réforme de la formation professionnelle, les attentes de décisions qui lui sont nécessaires et les enjeux de négociation assortis.

Ce faisant, il a veillé à ne pas se transformer en un espace de négociation, car ce n’était pas sa vocation. En revanche, il a cherché principalement à réaffirmer les objectifs de la formation professionnelle, à examiner les conditions d’une bonne gouvernance du système, à tirer profit des résultats des derniers travaux disponibles, à établir des objectifs opérationnels et les critères d’évaluation correspondants.

Le groupe a pu s’appuyer en particulier sur l’avis du COE du 8 avril 2008 qui, après un état des lieux du système actuel, émettait plusieurs propositions organisées selon cinq axes concernant les jeunes, les salariés, les demandeurs d’emploi, la coordination des acteurs, l’offre de formation et son évaluation.

Consulter l’avis du COE : http://www.coe.gouv.fr/download.php?file_url=IMG/pdf/Etat_des_lieux_et_avis_Formation_professionnelle.pdf

Les lignes directrices des travaux du groupe multipartite

Le fonctionnement du groupe a progressivement fait apparaître les lignes directrices suivantes :

  • la réforme du système de formation professionnelle n’est pas une fin en soi mais cet objectif oblige à considérer en amont l’efficacité du système de formation initiale et à articuler les modes d’intervention de la formation professionnelle en relation avec le service public de l’emploi et avec le système d’assurance chômage ;
  • le système de formation professionnelle doit être plus visible et efficace pour les entreprises, les personnes et les cibles de publics prioritaires qui peuvent être identifiées (jeunes sans qualifications/diplômes et demandeurs d’emploi notamment) ;
  • la gouvernance de ce système, construite sur une intervention par statut, limite son efficacité à un moment où le concept de la sécurisation des parcours individuels devient un enjeu de société ;
  • la formation professionnelle est un instrument de la conciliation entre la compétitivité des entreprises, la sécurisation des parcours individuels et le maintien d’un objectif de promotion sociale, conforme aux intentions initiales de la loi de 1971.

La restitution des travaux du groupe multipartite

Parvenu au terme de ses travaux, et vu les dispositions des lois du 4 mai 2004 (formation professionnelle et dialogue social) et du 31 janvier 2007 (modernisation du dialogue social), le groupe préconise qu’il y soit donné suite selon les procédures et le calendrier suivants :
  • Un document final reprenant les constats et les orientations ayant fait l’objet d’un débat et, le cas échéant, d’un consensus en son sein, est remis au Ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi et au Secrétaire d’état chargé de l’emploi.

Ce document identifie huit axes principaux de réforme :

1. la clarification des compétences et une meilleure coordination entre acteurs, en particulier au niveau régional, afin d’éviter le cloisonnement des actions entre eux et les pertes d’efficacité pour le système ;
2. les conditions de réalisation d’un « droit à la formation différée » car de nombreuses personnes quittent le système scolaire sans qualification ; il importe qu’elles puissent acquérir les savoirs de base au cours de leur vie professionnelle ;
3. la sécurisation des parcours professionnels en plaçant l’individu et ses évolutions professionnelles au cœur du système de formation professionnelle ;
4. un vecteur de la sécurisation : l’évolution du CIF et du DIF pour servir les intérêts des individus et améliorer leurs possibilités d’évolution professionnelle ;
5. les modalités du financement de la formation professionnelle car le système actuel, basé sur une obligation légale, s’il a eu son utilité a atteint désormais ses limites et doit céder la place à des dispositions plus souples ;
6. l’évolution du métier des OPCA et de leur gouvernance car leur fonction historique de collecte doit évoluer vers des fonctions de prestation de service aux entreprises et aux individus ;
7. l’accroissement des capacités d’anticipation, de transparence et d’évaluation du système qui sont aujourd’hui insuffisantes ;
8. l’amélioration de la qualité de l’offre de formation qui doit mieux s’adapter à la demande des différents prescripteurs et usagers.
 
  • Suite à la réunion de restitution des travaux du groupe et conformément aux dispositions de la loi de modernisation du dialogue social, le Gouvernement communique aux organisations syndicales de salariés et d'employeurs représentatives au niveau national et interprofessionnel un document d’orientation présentant les principales options qu’il propose à la négociation et le cadre général qu’il entend proposer à l’ensemble des acteurs y compris les régions.

  • Les mêmes organisations font connaître au Gouvernement leur intention d’engager une telle négociation ainsi que le délai qu'elles estiment nécessaire pour la conduire.

  • Elles indiquent également comment elles envisagent l’articulation la plus efficace avec les autres négociations interprofessionnelles en cours ou prévues. Cette articulation peut s’établir notamment avec les négociations sur l’assurance chômage et la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences déjà programmées, et celles relatives au financement du paritarisme.

  • La négociation nationale interprofessionnelle est menée sur la base du calendrier arrêté en concertation avec le Gouvernement. L’Association des Régions de France en est tenue informée.

  • Une concertation s’engage dans le même temps entre le Gouvernement et l’Association des Régions de France afin d’envisager les implications d’une réforme de la formation professionnelle sur les compétences respectives de l’ensemble des acteurs, et sur les modalités de leur coordination. Elle porte en particulier sur les changements envisagés au titre des axes 1, 2, 5, 7 et 8 ci-dessus.

  • A l’issue de cette négociation et au terme de cette concertation, le Gouvernement élabore un projet de loi avec, comme objectif fixé par le Président de la République, un dépôt avant la fin de l’année.

 

Lire la synthèse des travaux du groupe multipartite :
http://www.minefe.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/080710formation_prof/synthese_travaux.pdf

 

 

 

Le Document d'orientation : Réforme de la formation professionnelle

A l'issue de la Conférence de clôture du groupe multipartite sur la formation professionnelle, présidé par Pierre Ferracci, qui s'est tenue à Bercy, le 10 juillet 2008, Christine Lagarde, ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi, a déclaré que cette réforme doit permettre de « répondre à l'objectif d'augmenter la croissance et d'améliorer l'employabilité [des personnes], le tout dans le cadre de l'agenda de Lisbonne ».

 Cette « réunion de rendu des travaux » est le prélude à trois nouveaux « courants de travaux » :
  • La négociation des partenaires sociaux pour « ce qui relève de leurs compétences », constituera le premier volet de ce chantier;
  • En outre, « trois groupes de travail spécifiques » vont être constitués : l'un portera sur « l'amélioration de l'orientation ». Un autre groupe de travail portera sur « l'amélioration de la qualité des formations, et en particulier sur l'achat de formation et la mise en concurrence des organismes de formation ». Le troisième groupe aura pour objectif d'améliorer le fonctionnement de la Validation des acquis de l'expérience.
  • Le troisième « courant de travaux » évoqué par la ministre portera sur « la concertation entre l'État, l'ARF (Association des régions de France) et les partenaires sociaux », c'est-à-dire « l'ensemble des financeurs de la formation professionnelle ».

http://www.minefe.gouv.fr/discours-presse/discours-communiques_finances.php?type=communique&id=1746&rub=1

 
Sur la base des travaux réalisés par les membres du groupe multipartite sur la formation professionnelle, C. Lagarde et L. Wauquiez ont rappelé la nécessité d'une réforme ambitieuse de la formation professionnelle au cours du conseil des ministres du 23 juillet 2008.
Consulter le compte-rendu du Conseil des ministres :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/gouvernement/conseils_ministres_35/conseil_ministres_23_juillet_1364/
 
Le Gouvernement a préparé à l’intention des partenaires sociaux, conformément à la loi relative au dialogue social, un document d’orientation détaillant les quatre axes de la réforme sur lesquels la négociation interprofessionnelle pourra s’engager.
Première priorité :
Améliorer le lien entre formation et emploi.
Deuxième priorité :
Construire un système plus juste permettant de réduire les inégalités d'accès à la formation au profit des salariés des petites et moyennes entreprises, des salariés peu qualifiés et des jeunes sortis sans qualification du système scolaire.
Troisième priorité :
Rendre le système de la formation professionnelle plus efficace par une amélioration de la qualité des formations et une meilleure coordination des acteurs.
Quatrième priorité :
Rendre l'individu acteur de son parcours professionnel.
 
Les partenaires sociaux ont reçu le 25 juillet ce document d’orientation qui doit guider leur prochaine négociation sur la réforme de la formation pour un projet de loi déposé avant la fin de l’année 2008.
 
Le document d’orientation a pour objet, à partir des conclusions présentées par Pierre Ferracci, d’expliciter les principales priorités de la réforme à conduire et les points sur lesquels les partenaires sociaux sont appelés à négocier.
Il prévoit la mise en place, parallèlement à la négociation, de trois groupes de travail multipartites sur les sujets de responsabilité partagée que sont l’orientation tout au long de la vie, la validation des acquis de l’expérience et la qualité de l’offre et de l’achat de formation.
Dans le même temps, le Gouvernement mènera une concertation avec l’Association des Régions de France sur les conditions permettant notamment une meilleure coordination des politiques publiques de formation professionnelle au niveau national et régional.
 

Pour en connaître les détails, télécharger le document d’orientation du 24 juillet 2008 : "Réforme de la formation professionnelle"

http://crefor.crefor.asso.fr/crefor/download/eclairage/Eclairage08/Document_dOrientation_ReformeFormationProfessionnelle_240708.pdf
 
 

 

Un contexte de changement

Un contexte de changement dans l’environnement de la formation peut amener à conditionner la réforme en marche.

 
La restructuration du service publique de l’emploi avec la fusion en cours entre l’ANPE et l’Unedic qui aura des conséquences sur la formation des demandeurs d’emploi.
Consulter la synthèse documentaire du Cedef (Centre de documentation Économie-Finances) http://www.minefe.gouv.fr/directions_services/cedef/synthese/anpe-unedic/synthese.htm
Consulter la Loi n° 2008-126 du 13 février 2008 relative à la réforme de l'organisation du service public de l'emploi :
 
La révision générale des politiques publiques (RGPP) aura un impact sur les services centraux et décentralisés liés à la formation professionnelle. En particulier les DRTEFP qui intégreront les nouvelles Directions régionales du travail, de l’emploi et de l’entreprise (DRTEE).
Consulter le site de la révision générale des politiques publiques
 
L’accord sur la modernisation du marché du travail conclu le 11 janvier 2008, dont le texte renvoie à des dispositions ultérieures. La loi qui retranscrit une partie de l’accord a été présentée comme « une étape essentielle dans l’instauration d’une "flexisécurité" dans notre pays ».
Consulter l'ANI :
Consulter la loi portant modernisation du marché du travail :
 
Enfin alors que les organismes paritaires jouent un rôle essentiel dans la gestion de la formation professionnelle, les règles de représentativité sont en cours de modification.
Consulter la loi portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail
 
 

 

 

Sources de réflexion

De nombreux documents ont alimenté la réflexion sur la réforme en cours.

Du rapport Cahuc-Zylberberg à l’avis du Conseil d’orientation pour l’emploi en passant par les propositions de la Commission Attali, la chronique de la réforme annoncée est jalonnée d’une importante « littérature » à l’usage des acteurs de ce chantier.
 
En voici une liste avec pour chaque document, une brève présentation et dans la mesure du possible un lien vers sa source sur internet.

 

CAHUC Pierre, ZYLBERBERG André. - La formation professionnelle des adultes : un système à la dérive. – Paris : Centre d’Observation Economique de la CCIP, 2006. – 75 p.
De nombreux observateurs jugent que le système de formation professionnelle français est opaque, éclaté, complexe et trop peu transparent pour assurer efficacement l’adaptation de la main-d’œuvre et la promotion sociale. Les auteurs ne dérogent pas à cette opinion générale, mais leur étude ajoute que les réformes récentes de la formation professionnelle, pourtant largement consensuelles, ont accru son inefficacité et son inéquité. Ils soutiennent un système plus efficace et plus équitable grâce à de profondes réformes.
http://www.crefor.asso.fr/crefor/download/eclairage/Eclairage08/rapportCahucZylberg10-07-06.pdf
 
Conseil d’orientation pour l’emploi. - Document de synthèse relatif aux causes du chômage. – Paris : Conseil d’orientation pour l’emploi, janvier 2007. – 98 p.
Le document passe successivement en revue les « caractéristiques du chômage et de l'emploi en France », les conclusions de « la littérature économique sur les causes possibles du chômage » et les « débats au sein du Conseil et propositions d'actions ».
http://www.coe.gouv.fr/IMG/pdf/causes_chomage-_janvier_2008.pdf
 
Cour des comptes. - Rapport sur les résultats et la gestion budgétaire de l’Etat pour l’année 2006. – Paris : Cours des comptes, 2007. – 261 p.
La Cour des comptes porte un regard critique sur l'évaluation, par le ministère en charge de l'Emploi et du Travail, des dépenses de l'État intéressant la formation professionnelle en 2006. « Le suivi des performances [...] est encore insuffisant », souligne un rapport sur l'exécution budgétaire 2006. La première mise en œuvre du budget sous sa forme LOLF (loi organique aux lois de finances) a également « fait apparaître des sous-dotations significatives en loi de finances initiale ». Résultat : le ministère a dû engager des dépassements budgétaires qui ont surtout concerné la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle.
http://www.ccomptes.fr/CC/documents/RRGB/Rapport-resultats-gestion-budgetaire.pdf
 
Conseil d’orientation pour l’emploi. - Rapport d’étape sur la sécurisation et la dynamisation des parcours professionnels. – Paris : Conseil d’orientation pour l’emploi, mai 2007. – 207 p.
Ce rapport du COE propose un point d'étape et de réflexion sur le thème de la sécurisation des parcours professionnels, dans la lignée des perspectives sur la flexicurité. Après une première partie rappelant l'évolution du marché de l'emploi et des parcours professionnels, les auteurs se penchent plus précisément sur la notion de sécurisation des parcours professionnels. Enfin, dans une dernière partie est proposée une réflexion sur l'accompagnement des demandeurs d'emploi et des restructurations, avec une analyse critique du Service Public de l'Emploi et des dispositifs d'insertion professionnelle.
http://www.coe.gouv.fr/IMG/pdf/COE_SPP_-_Rapport_d_etape-2.pdf
 
ARNOULT-BRILL Édith/Conseil économique et social. - La sécurisation des parcours professionnels. – Paris : Imprimerie nationale, 2007. – Collection des avis et rapports du Conseil économique et social. - 190 p.
Le Conseil économique et social s'est saisi de la problématique de la sécurisation des parcours professionnels en retenant une approche centrée sur la personne, et prenant en compte la globalité des situations professionnelles, inscrites dans une trajectoire de vie. Il propose des pistes pour bâtir un nouveau système visant à promouvoir des parcours professionnels maîtrisés et favorisant une nouvelle relation de confiance pour les salariés, les entreprises et le service public.
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/074000392/0000.pdf
 
CARLE Jean-Claude, SEILLIER Bernard/Mission sénatoriale d’information. - Rapport d’information sur le fonctionnement des dispositifs de formation professionnelle. – Paris : Sénat, 2007. – Rapport n° 365. - 344 p.
Le rapport d’information préconise cinq axes de progression : sécuriser l’accès à l’emploi par la qualification, élargir l’accès à la formation par l’individualisation, optimiser l’appareil de formation par l’innovation et l’évaluation, rationaliser les financements par la négociation et construire la gouvernance par la territorialisation et la contractualisation.
L'idée centrale du rapport est de créer, à partir du DIF, un compte épargne formation permettant de transférer ce droit lors de la cessation du contrat de travail. Ce compte fonctionnerait à partir de l'épargne réalisée par son titulaire et d'un fonds régional abondé par les financeurs responsables des formations prescrites.
http://www.senat.fr/rap/r06-365-1/r06-365-11.pdf
 
REMY Pierre Louis, SALZBERG Liliane/Inspection générale des affaires sociales. - Evaluation à mi-parcours du contrat de transition professionnelle. – Paris : Inspection générale des affaires sociales, 2007. – 302 p.
L'ordonnance du 13 avril 2006 a organisé, sur sept sites, l'expérimentation du contrat de transition professionnelle, dispositif d'aide aux transitions professionnelles pour les licenciés économiques d'entreprises de moins de mille salariés. Le ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement a demandé, par lettre de mission du 19 février 2007, que l'IGAS en établisse un bilan à mi-parcours et prépare, en lien avec la DGEFP et la DARES le cadre de l'évaluation finale.
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/074000607/0000.pdf
 
LAMBERT Alain . - Les relations entre l'Etat et les collectivités locales. – Paris : Premier ministre, 2007. - 42 p.
Le rapport note un « enchevêtrement de compétences et financements entre chaque niveau d’administration ». Avec pour conséquence une difficulté dans la prise et la mise en œuvre des décisions, une inflation de la dépense publique liée aux doublons et une difficulté d’identification des acteurs administratifs par le citoyen.
Ce rapport ne propose pas un « acte III » de la décentralisation mais vise à dégager un consensus sur le diagnostic et les pistes d'amélioration dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques. Pour la clarification des compétences, il préconise d'unifier et conforter les compétences respectives de chacun.
http://www.premier-ministre.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_etat_collterritoriales_071207.pdf
 
GRIVEL Nicolas, GEORGES Nathalie, MEDA Dominique/Inspection générale des affaires sociales/Centre d'études de l'emploi. - Les prestations et services d'accompagnement des demandeurs d'emploi en Europe. – Paris : Igas ; CEE, 2007. - 37 p.
Ce rapport apporte un éclairage sur le contenu des pratiques d'accompagnement des demandeurs d'emploi aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Suède. Ils font chacun l'objet d'un rapport spécifique. Un rapport de synthèse dégage par ailleurs les grandes lignes de convergence et de divergence entre les différents systèmes et leurs réformes récentes.
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/084000087/0000.pdf
 
ATTALI Jacques/Présidence de la République. - Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française : 300 décisions pour changer la France. – Paris : La Documentation française, 2008. - 245 pages
Installée en août 2007, la Commission présidée par Jacques Attali avait pour objectif « d'examiner les conditions d'une libération de la croissance française ». Ce rapport présente les 316 décisions retenues par la Commission pour atteindre cet objectif.
(en particulier la DÉCISION 114 : _ Améliorer la formation et les parcours professionnels)
http://www.liberationdelacroissance.fr/files/rapports/rapportCLCF.pdf
http://www.liberationdelacroissance.fr/index.php?accueil
 
PROCACCI Catherine/Commission des affaires sociales. - Rapport sur le projet de loi relatif à la réforme du service public de l'emploi. – Paris : Sénat, 2008. – 134 p.
http://www.senat.fr/rap/l07-154/l07-1541.pdf
 
ANCIAUX Jean-Paul. - Les maisons de l’emploi : mission d’évaluation du dispositif. – Paris : Assemblée nationale, 2008. – 26 p.
Dans son rapport d'étape, le président de la Commission nationale de labellisation des maisons de l'emploi dresse un état des lieux détaillé des maisons de l'emploi et propose quelques pistes d'amélioration.
http://www.crefor.asso.fr/crefor/download/eclairage/Eclairage08/JPAnciaux_Rapport_MaisonsDelEmploi_MissiondEvaluation_2008.pdf
 
Extraits du Rapport public annuel 2008 de la Cour des comptes :
- L'évolution des structures et des services aux demandeurs d'emploi. – pp. 209-235
http://www.ccomptes.fr/CC/documents/RPA/6-evolution-structures-services-demandeurs-emploi.pdf
- La gestion des ressources humaines de l’ANPE. – pp. 501-519
http://www.ccomptes.fr/CC/documents/RPA/17-grh-anpe.pdf
Rapport en version intégrale : http://www.ccomptes.fr/CC/documents/RPA/RPA-integral1.pdf
 
Groupe AMNYOS Consultants. – Etude relative à la sécurisation des parcours professionnels – Paris : CNFPTLV, 2008.- 131 p.
A partir d'un recensement d'initiatives de terrain visant à sécuriser les parcours professionnels par la formation, portées par les acteurs publics, l'étude tente de répondre à la question : à quelles conditions la formation professionnelle peut-elle contribuer à mieux sécuriser les parcours.
http://www.cnfptlv.gouv.fr/pdf/rapport_final_SPP.pdf
 
BESSON Eric/Secrétariat d’état chargé de la Prospective et de l’évaluation des politiques publiques. - Flexicurité en Europe : Eléments d’analyse. - Paris : Premier ministre, février 2008. - 55 p.
Portant sur les pays pour lesquels le Premier ministre a souhaité un éclairage (Allemagne, Danemark, Espagne, Italie, Royaume-Uni, Suède), le rapport d’Eric Besson établit six fiches cartographiant la flexicurité : la législation sur les contrats à durée indéterminée, le travail intérimaire, les régimes de formation professionnelle continue, la législation sur les licenciements économiques, l’organisation des services publics de l’emploi, les régimes d’assurance chômage. Le rapport confirme que les pays d’Europe du Nord font office de référence en la matière et montre que la flexicurité présente des avantages pour les salariés.
http://www.premier-ministre.gouv.fr/IMG/pdf/FLEXICURITE.pdf
 
DE SAINTIGNON Pierre, VILCHIEN Danielle, DOLE Philippe, GUEDJ Jérôme/IGAS. - Évaluation du service rendu par les organismes collecteurs agréés (OPCA, OPACIF & FAF) : Rapport de synthèse. - Paris : IGAS, mars 2008. - 110 p.
L'objectif de se rapport est de vérifier que les organismes collecteurs agréés constituent un appui efficace, à la portée des entreprises adhérentes et surtout des PME, et des personnes, salariées ou non, et d'apprécier le rôle ainsi joué par ces organismes en faveur du développement de la formation.
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/084000219/0000.pdf
 
DAYAN Jean-Louis/Centre d’analyse stratégique. - Le régime français de formation professionnelle continue : enjeux, acquis, voies de reforme. - Paris : CAS, mars 2008. - 20 p.
Dans la continuité de la Note de Veille n° 62 parue en juin 2007 sur la réforme de la formation professionnelle continue, le département Travail, Emploi et Formation du Centre d’analyse stratégique a présenté le 4 mars 2008 au Conseil d’Orientation pour l’Emploi un document de réflexion soulignant les principaux enjeux du système et de sa réforme, dans le cadre du groupe de travail réunissant depuis janvier 2007 organisations syndicales et patronales et des représentants des principaux autres acteurs publics.
http://www.coe.gouv.fr/IMG/pdf/CAS_0802_-_Formation_pro.pdf
http://www.strategie.gouv.fr/IMG/pdf/NoteVeille62V3.pdf
 
Groupe AMNYOS/Dubouchez-Berlioz Consultant. - Etude sur les contrats d'objectifs territoriaux et instruments assimilés dans le cadre de l'évaluation des politiques régionales. - Paris : CNFPTLV, Mars 2008. - 83 p.
L’étude met notamment en évidence un déplacement progressif de l’objet des contrats d’objectifs, un élargissement des champs thématiques couverts, une formalisation plus poussée des méthodes d’élaboration. L’analyse des limites de l’instrument contractuel au regard de ses objectifs initiaux interroge les modes d’articulation entre politiques des branches et politiques régionales. L’étude propose des pistes d’amélioration en fonction des scénarios de réforme envisagés dans le champ de la formation professionnelle.
http://www.cnfptlv.gouv.fr/pdf/Cnfptlvfinal17-04.pdf
 
Conseil d’orientation pour l’emploi. - Travaux du COE sur la formation professionnelle. - Paris : COE, avril 2008. - 43 p.
Le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) propose d'abord un état des lieux du système actuel dont il pointe les dysfonctionnements. Il présente ensuite son avis relatif à la saisine du 4 février 2008 sur la formation professionnelle dans lequel il soumet des pistes de réformes selon cinq axes (jeunes, salariés, demandeurs d’emploi, coordination des acteurs, offre de formation et évaluation).
http://www.coe.gouv.fr/download.php?file_url=IMG/pdf/Etat_des_lieux_et_avis_Formation_professionnelle.pdf
 
Bilan de l'ANI
Trois évaluations sur l'ANI (accord national interprofessionnel) du 5 décembre 2003 sur la formation tout au long de la vie professionnelle ont été présentées au Comité paritaire national pour la formation professionnelle en mai 2008. Ces évaluations portent sur les impacts de la réforme de 2003, sur la dynamique de négociation collective, l'évolution des pratiques des entreprises, des salariés et des organismes de formation et enfin sur le développement du recours à la formation. Elles ont respectivement été menées par les cabinets Barthélémy & Associés et Jean-Marie Luttringer du cabinet Circé, KPMG et Ambroise Bouteille & Associés.
http://www.cgtafpa.org/salaries/actualite/documents/EvaluationANICPNFP.pdf
 
L’ambition des Régions pour un service public régional de la formation professionnelle : Bilan et perspectives. – ARF/Mensia. – décembre 2008
Une étude réalisée par Mensia Conseil pour l'ARF, à l'occasion de son congrès de Caen des 4 et 5 décembre 2008, fait un bilan des politiques de formation professionnelle des Régions et décrit les perspectives qu'ouvre notamment le concept émergent de "service public de la formation tout au long de la vie".
http://www.arf.asso.fr/index.php/content/download/2908/39493/file/Rapport%20mensia%20.pdf
 

 

Formation des demandeurs d'emploi

Le rapport Marx -18 préconisations pour améliorer la formation des demandeurs d'emploi :

Jean-Marie Marx, directeur général d’Agefaforia (OPCA de l’industrie argo-alimentaire) a récemment rendu son rapport concernant la formation professionnelle des demandeurs d’emploi. Etabli par un groupe de travail entre octobre et décembre 2009 sur demande du secrétaire d’Etat chargé de l’emploi, Laurent Wauquiez, ce rapport vise à identifier les enjeux et les freins au développement de la formation professionnelle des demandeurs d’emploi, tout en faisant un certain nombre de préconisations et de recommandations opérationnelles pour améliorer le fonctionnement général du système.

Lire le rapport
2913_rapport_marx.pdf

Cadre Européen d'Education et de Formation Professionnels (CE EFP)

La réunion des ministres européens en charge de l’enseignement et de la formation professionnels (EFP) et des ministres de l’enseignement supérieur, les 25-26 novembre 2008 à Bordeaux, a définit quatre grandes priorités pour la coopération européenne en matière d'éducation et de formation professionnels (EFP)  pour la période 2009-2010.

« Mettre en oeuvre au niveau national et au niveau européen les outils et dispositifs de la coopération en matière d’enseignement et de formation professionnels. »

Il convient de se concentrer sur la mise en oeuvre effective des outils européens élaborés pour soutenir la qualité des systèmes, la transparence et la confiance mutuelle. Ce sont notamment l’Europass (2004), le Cadre Européen des certifications (CEC - 2008), le futur système européen de crédit d’apprentissage pour l’EFP (ECVET), le futur cadre européen de référence pour l’assurance de la qualité dans le domaine de l’EFP - (CERAQ).

« Renforcer la qualité et l’attractivité des systèmes d'enseignement et de formation professionnels ».

L’attrait, l’accessibilité et la qualité doivent permettre à l’EFP de jouer un rôle majeur dans les stratégies d’éducation et de formation tout au long de la vie. Un double objectif devrait être visé : soutenir les performances des entreprises, leur compétitivité et leur capacité d’innovation mais aussi favoriser l’équité et permettre aux citoyens d’acquérir les compétences nécessaires pour évoluer dans l’emploi ou reprendre une formation, pour exercer une citoyenneté active et pour assurer leur développement personnel.
Dans ce contexte, il s’agira notamment d’accorder une attention particulière à l’information et à l’orientation des jeunes comme des adultes ; de soutenir l’acquisition de compétences-clés ; de renforcer les liens entre l'enseignement général, l'EFP, l'enseignement supérieur et la formation des adultes ; de développer la formation initiale et continue des acteurs de l'enseignement et de la formation professionnels.

« Renforcer les liens entre l’enseignement et la formation professionnels (EFP) et le marché du travail ».

L’amélioration de l’articulation entre l’EFP et le marché du travail constitue un élément essentiel du renforcement de la performance et de la qualité des systèmes d’EFP. Ainsi, le communiqué souligne qu’il conviendrait notamment de mieux anticiper les besoins en compétences, développer l’alternance en formation et prendre en compte plus efficacement les besoins des publics adultes.

« Renforcer les modalités de la coopération européenne ».

Pour améliorer l’efficacité du processus de Copenhague, tous les pays ont souligné une triple nécessité : renforcer le travail en réseau pour échanger et expérimenter, favoriser l’implication des différentes parties prenantes dans la mise en oeuvre des priorités, consolider la gouvernance du processus et la coopération. Il s’agira aussi de consolider la visibilité de l’EFP au plan européen en veillant à son articulation avec les politiques d’enseignement scolaire et d’enseignement supérieur. Enfin, la coopération avec les pays tiers devra être poursuivie.

 en savoir plus
Communiqué de Bordeaux sur la coopération européenne renforcée en matière d’enseignement et de formation professionnels
Communiqué des ministres européens de l’éducation et de la formation professionnels, des partenaires sociaux européens et de la Commission européenne réunis à Bordeaux le 26 novembre 2008 pour revoir les priorités et les stratégies du processus de Copenhague
lire le communiqué

 

 

 

Des diplômes aux certifications professionnelles


La Loi du 24 novembre 2009, relative à l’orientation et la formation professionnelle tout au long de la vie  a étoffé de façon substantielle le périmètre des missions confiées à la CNCP. Chaque certification professionnelle doit faire l'objet d'une étude d'opportunité.


La nouvelle loi permet à la Commission d'émettre un « avis conforme » sur l'enregistrement des CQP au RNCP. Le but est de « mieux analyser comment les branches construisent leurs stratégies en matière d'identification des compétences et de certification »

« La Commission nationale de la certification professionnelle établit et actualise le répertoire national des certifications professionnelles, elle doit  « veiller à la cohérence, à la complémentarité et aux renouvellements des diplômes » et « émettre des recommandations".

Elle doit également « recenser dans un inventaire spécifique les certifications correspondant à des compétences transversales »

 

Deux numéros de la collection Eclairage ont été consacrés aux certifications :

 

 

A lire sur le sujet :

Des diplômes aux certifications professionnelles : nouvelles normes et nouveaux enjeux
Depuis une vingtaine d'année, sous l'effet d'une politique volontariste, le nombre des diplômés sortant chaque année du système éducatif français a considérablement augmenté. Le diplôme s'est mis à prendre une place considérable, au point de devenir un attribut nécessaire pour accéder au marché du travail et y conserver une place. Au nom de la fluidité du marché du travail et de la sécurisation des parcours individuels, d'importantes évolutions ont vu le jour dans la conception des diplômes comme dans leurs modes de délivrance. De nouvelles normes ont été créées. Cette politique, aussi bien nationale qu'européenne, s'inscrit dans un grand projet de réforme des systèmes éducation, de formation et d'emploi. Cet ouvrage pluridisciplinaire s'attache à décrire le processus de réforme en cours et à lui donner sens.
MAILLARD Fabienne. - Rennes : Presses Universitaires de Rennes, 2008. - 342 p. (Réf : DOC00029470)

 

Ingénierie de formation et certification : un phénomène en expansion ?  In : L'archipel de l'ingénieire de la formation. transformations, recompositions. mai 2010. - pp. 63-118

 

 

Cadre Européen des Certifications (CEC)

Pour répondre aux évolutions économiques induites par la mondialisation, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne ont initié un programme lors du Conseil européen de Lisbonne de mars 2000.

Les pays de l’Union se sont engagés à mettre en œuvre les politiques et réformes nécessaires pour faire de l’économie européenne une économie compétitive, dynamique, basée sur la connaissance et l’innovation.

Parmi les priorités identifiées, on trouve le renforcement de l’éducation et de la formation.
Dans ce cadre, le Conseil européen de mai 2003 a défini un nombre limité d’objectifs (ou critères de références) exprimant les perspectives communes :

  • développer l’éducation et la formation tout au long de la vie ;
  • améliorer l’accès aux diplômes de l’enseignement supérieur, en particulier en sciences ;
  • améliorer l’efficacité du second cycle de l’enseignement secondaire ;
  • réduire les sorties précoces du système éducatif.

Les autres critères de référence portent sur les acquis minimaux des jeunes en termes de compétences comme de niveau d’instruction.

Deux « instruments » sont au service de ces priorités :

Le processus de Bologne qui vise à construire un espace européen de l’enseignement supérieur dans lequel les enseignants, les étudiants, les diplômés pourront se déplacer et bénéficier d’une reconnaissance de leur qualification. Les grands objectifs du processus de Bologne sont :

  • · l’adoption d’une architecture de diplômes lisibles et comparables : la mise en place du LMD en est une conséquence ;
  • · la mise en place de l’ECTS (European Credit Tranfert System) caractéristique de la charge de « travail » associée à l’obtention d’une unité d’enseignement ;
  • · la suppression des obstacles à la mobilité des étudiants et des enseignants entre les universités ;
  • · le développement d’une culture de l’évaluation de la qualité ;
  • · le développement de la dimension européenne de la formation.

Le processus de Copenhague qui vise une coopération européenne renforcée en matière d’enseignement et de formation professionnelle. Le processus de Copenhague vise à encourager la transparence des certifications afin de favoriser la mobilité des personnes au sein de l’Union européenne ainsi que l’éducation et la formation tout au long de la vie. Les systèmes de formation étant très divers, ces objectifs pourront être atteints par le développement d’instruments de coordination et non par l’harmonisation des systèmes nationaux de formation.
La clé de voûte du processus de Copenhague est le Cadre Européen des Certifications (C.E.C.) qui comprend huit niveaux de référence définis à l’aide de descripteurs répartis en savoirs, aptitudes et compétences. Ce cadre devrait permettre de situer et de comparer toutes les certifications (pas uniquement les diplômes) décernées en Europe selon des critères objectifs.
 

Le CEC comporte également une série de principes élaborés en commun par les pays participants comme :

  • · la reconnaissance des compétences acquises de manière informelle (par exemple grâce à l’activité professionnelle (VAE en France) ;
  • · la garantie (assurance qualité) de la qualité de la formation et des procédures de reconnaissance des qualifications ;
  • · l’information et le conseil aux particuliers, aux organismes de formation, aux organisations du monde du travail lorsqu’ils recourent au CEC. Les structures d’orientation devront être renforcées, l’accent étant mis sur des services prenant compte les populations à risque et sur les mécanismes permettant d’établir une continuité de l’orientation tout au long de la vie.

Pour que le CEC puisse remplir ses objectifs, des « outils » sont créés, les principaux sont :

  • · un cadre national des certifications quand il n’existe pas ;
  • · des cadres de qualification de branche ou de secteur (référentiels de compétences) ;
  • · l’Europass qui permet une présentation individualisée des qualifications selon un cadre standard pour les personnes qui veulent travailler ou suivre une filière d’étude ou de formation continue dans un autre pays européen ;
  • · un système de transfert de crédits ECVET (European Credit Transfert System for Vocational Education and Training). Ces crédits sanctionnent les qualifications effectivement acquises et non pas la charge de travail associée à l’obtention d’une unité de certification ;
  • · le cadre européen de référence pour l’assurance de la qualité en éducation et formation professionnelle (CERAQ).

 

Pour en savoir plus
Le cadre européen des certifications pour l'éducation et la formation tout au long de la vie (CEC) - brochure -
Descripteurs définissant les niveaux du cadre européen des certifications (CEC ) : dépliant

 

 

La Commission Nationale de la certification professionnelle CNCP

rouendecembre2.pdfLa réforme modifie le rôle de la CNCP : un avis préalable à la création des certifications professionnelles (même celles enregistrées de droit), la CNCP a mission de collecter les CQP et les habilitations.

Voir les transparents :
SchemaProcedure_20070404.pdf

rouendecembre2.pdf

Sécurisation des parcours professionnels

 

Aujourd'hui, les trajectoires professionnelles des individus sont de plus en plus discontinues. La place prise par la mobilité dans la vie professionnelle s'accroît, aggravant les risques d'enfermement des salariés les moins qualifiés dans le chômage ou la précarité.

Dans ce contexte d'instabilité accrue, comment concilier l'exigence de mobilité des emplois avec le besoin de sécurité des individus ?

Les références à la notion de "parcours" se sont multipliées, tant dans le champ de l'insertion sociale et professionnelle que dans celui de la formation ou de la gestion des transitions entre emplois. Chercheurs, hommes politiques, institutionnels, syndicats, experts européens, chacun défend un concept un peu différent mais un consensus apparaît sur la nécessité d’adapter les dispositifs existants face à la montée des aléas de la vie professionnelle.

Le dossier documentaire de la Journée Emploi/Formation du Crefor du 16 décembre 2008 se veut une tentative d'éclairer la notion de « sécurisation des parcours ». C'est également un signalement d'outils et de ressources pour tenter de cerner les différentes imbrications du concept de « sécurisation des parcours professionnels » et mettre en valeur la logique de parcours.

Ce dossier est structuré en six parties :

  • Eléments de réflexion

Avec trois textes illustrant le concept de sécurisation des parcours, d'accompagnement et de coordination, un article de Bernard Gazier et deux extraits du rapport du Groupe prospective des métiers et qualifications

  • Le concept de sécurisation des parcours

Une présentation de la notion de parcours et de la composante de la sécurisation.

  • Le cadre juridique

Une évocation des différents dispositifs encadrant la sécurisation des parcours.

  • Accompagnement/professionnalisation

La notion d'accompagnement vue par les acteurs du terrain illustrée par des expérimentations.

  • Comment coordonner la sécurisation

Des pistes pour la coordination et le pilotage de la sécurisation des parcours, illustrées par des expérimentations.

 

Les ressources

Signalement des principaux producteurs d'informations sur le sujet et de quelques ressources clés

 

Vous pouvez télécharger ce dossier  en cliquant sur ce lien

 

Sur ce thème vous pouvez également consulter 

07 - La sécurisation des parcours professionnels (mai 2008)

Le dossier Eclairage #7 précédent paru en mai 2008 qui présente clarifie le concept, expose les différents points de vue et présente les travaux d’expertise

 

05 - La Sécurisation des parcours professionnels (décembre 2007)

Le dossier Eclairage #5 précédent paru en décembre 2007 qui présente les « réflexions et pistes d’actions  » sur le thème de la sécurisation des parcours professionnels.

 

Voir aussi

Validation des acquis de l'expérience (VAE)

Afin de renforcer la sécurité des trajectoires professionnelles et donc la possibilité de s’insérer sur le marché du travail ou de changer de métier, il convient également de développer les outils permettant de reconnaître les compétences et de professionnaliser davantage les personnes.


L’article 10 du projet de loi relatif à l'Orientation et la Formation professionnelle tout au long de la vie contribue ainsi, en précisant les conditions de financement des jurys, à l’amélioration du processus d’accès à la validation des acquis de l’expérience et à la certification professionnelle.


La
constitution des jurys conduisant à l’obtention d’une certification professionnelle se heurte en effet à des points de blocage mis en exergue par plusieurs rapports sur ce sujet : complexité et caractère obsolète du régime juridique, incertitude sur l’étendue des charges susceptibles d’être prises en charge par les OPCA, non indemnisation des non salariés, faibles incitations financières.

 

Le groupe de travail sur la VAE

Le groupe de travail sur la VAE mis en oeuvre par les ministres en charge de l'Emploi dans le cadre de la réforme de la formation professionnelle a été installé le 23 septembre 2008. Vincent Merle, professeur titulaire de la chaire « emploi, acquisitions professionnelles » au Cnam (Conservatoire national des arts et métiers) et directeur de l'institut MCVA (Management, compétences, validation des acquis), préside ce groupe composé de vingt personnes : des représentants des huit organisations de salariés et d'employeurs représentatives au niveau national, des représentants de l'État et des Régions.


L'objectif assigné à ce groupe est "d'identifier les obstacles au développement de l'outil"
. Six ans après la création de la VAE, 26 000 titres et diplômes ont été certifiés par cette voie en 2006, loin de l'objectif de 60 000 affiché par le plan de développement gouvernemental. Il s'agit de "le simplifier, de favoriser sa lisibilité et son accessibilité notamment sur le plan financier".


Le 8 janvier 2009, le rapport du groupe de travail sur "la Validation des acquis de l’expérience" a été présenté à Laurent Wauquiez, secrétaire d'État chargé de l'Emploi.


⇒ Consulter les préconisations du rapport du groupe de travail sur la VAE présidé par Vincent Merle (Cnam) :
 

Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC)

La négociation sur la GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) s'est achevée le 14 novembre 2008 avec la mise au point d'un projet d'accord national interprofessionnel soumis à la signature des organisations syndicales.

Ce texte instaure :

- « un diagnostic global afin d'anticiper les évolutions prévisibles des emplois et des métiers, des compétences et des qualifications au regard des stratégies des entreprises,
- un diagnostic individuel sous la forme d’un nouveau dispositif : le bilan d'étape professionnel. Ce bilan est de nature distincte de l'entretien annuel d'évaluation il ne peut être fait par la hiérarchie directe de l'intéresse.
- une affirmation du rôle des branches : celles-ci doivent mettre en place des outils simples tels que des modes d'emploi et des guides d'action", et assurent la "mise en réseau des informations existant au niveau national interprofessionnel ou dans la branche
- un portail d’information permettant l'accès direct" aux informations collectées. »

Lire l’accord

 

Le 19 janvier 2009 Force ouvrière décide de ne pas signer l'accord national interprofessionnel sur la GPEC qui "comporte des ambiguïtés dangereuses pour les droits des salariés".


La CFE-CGC
est la première organisation syndicale à annoncer sa signature de l’Ani GPEC. La CGPME ayant décidé de signer, côté patronal.


Un avenant aux Accords nationaux interprofessionnels du 11 janvier 2009 sur la modernisation du marché du travail et du 14 novembre 2008 sur la Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences relatif à la mise en oeuvre du bilan d'étape professionnel a été ouvert à la signature des organisations syndicales et patronales à l’issue d’une séance de négociation sur ces dispositions qui se tenait le 3 mars 2009, au siège du Medef.


Lire l’avenant


Le bureau confédéral de la CFTC a pris la décision, le 9 mars 2009, de ne pas signer l'avenant du 3 mars 2009 et appelle à une nouvelle négociation sur la GPEC.

Le 6 avril 2009, au siège du Medef, la CFDT et la CFE-CGC ont signé, l'ANI (accord national interprofessionnel) du 14 novembre 2008 sur la GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) et l'avenant du 3 mars 2009 aux ANI du 11 janvier 2008 sur la modernisation du marché du travail et du 14 novembre 2008 sur la GPEC relatif à la mise en oeuvre du BEP (bilan d'étape professionnel).

 

300 accords de GPEC ont été conclus en 2008, selon un bilan établi par la Délégation à l'emploi et à la formation professionnelle.

Alors qu’au 20 janvier 2008, date de la première échéance de l’obligation de négocier, 279 accords de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) avaient été conclus et déposés, 300 accords de GPEC ont été conclus au cours de l’année 2008. Cette multiplication du nombre des accords déposés auprès des directions départementales du travail est mise en avant par la DGEFP dans un bilan de la mise en œuvre de l’obligation de négocier sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences instituée par la loi du 18 janvier 2005.

Consulter le bilan de la DGEFP

 

En savoir plus sur la GPEC :

Un dossier  sur le site de l'Aract

 

La mobilité professionnelle

Colloque Céreq / DARES / InterCARIFOREF - Mobilité : quelles réalités ?

Les deuxièmes rencontres interrégionales Céreq DARES Inter CARIF OREF se sont déroulées à LYON, le 22 septembre 2009 sur le thème :

                  Mobilité : quelles réalités ?
                  Mieux comprendre la mobilité pour accompagner les parcours professionnels.


Ce colloque a rassemblé de nombreux participants provenant de divers horizons : membres du Céreq et des centres associés, de la DARES et des SEPES, du réseau inter CARIF OREF et de leurs partenaires : acteurs Accueil Information Orientation, branches professionnelles...

Les témoignages et les échanges enrichissants vont permettre de poursuivre ou de créer de nouveaux partenariats.

Voir le site du PRAO 

Bibliographie

Le PRAO a sélectionné des ressources sur Les mobilités professionnelles

Ressources diffusées lors du colloque

Introduction (documents à télécharger ci dessous)

  •  présentation de Valérie Ulrich
  • outils d'observation de la mobilité professionnelle


Atelier 1 : MOBILITE ET PRATIQUES D'ORIENTATION
Comment s'approprier la connaissance sur les mobilités pour améliorer les pratiques d'orientation ?


Atelier 2 : LES DISPOSITIFS PUBLICS AU SERVICE DE LA MOBILITE
Quelle mise en oeuvre des dispositifs publics pour accompagner les mobilités professionnelles ?


Atelier 3 : MOBILITE, METIERS ET SECTEURS PROFESSIONNELS
Quel transfert de compétences pour mieux gérer les mobilités ?


Atelier 4 : MOBILITE ET DEVELOPPEMENT DES TERRITOIRES
Quelle valorisation des mobilités pour dynamiser les territoires ?

 

Mutations économiques

Le dossier Eclairage #10 est une première approche de la vaste question des mutations économiques. Les conséquences souvent dramatiques des mutations économiques sur l’emploi, amène les acteurs à se mobiliser pour tenter de les anticiper. Il est souhaitable de ne plus subir les évolutions incontournables de nos sociétés, mais au contraire d’utiliser les changements afin de développer de nouvelles activités et de créer de l’emploi.

Après une rapide présentation du concept des mutations économiques : réalité plurielle, ce dossier s’intéresse à la nécessité consensuelle du besoin d’anticiper les mutations économiques sur le plan territorial et sectoriel, ainsi que sur le plan de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.

Actuellement une large réflexion est menée afin de dégager les moyens nécessaires à cette anticipation. Nous présentons d’abord les principaux acteurs et dispositifs nationaux mobilisés pour prévenir et accompagner les mutations économiques dans le cadre français.

Nous déterminons comment l’impulsion européenne : l’Objectif « compétitivité régionale et emploi » inscrit les mutations économiques dans les axes prioritaires de développement à l’échelle de l’Europe.

Puis nous essayons de saisir le niveau pertinent pour la mise en œuvre effective des actions menées pour accompagner les acteurs vers une « conduite des changements » territorialisées, notamment à travers l’exemple de la Haute-Normandie.

Enfin nous évoquons les mesures prises début 2009 pour faire face à la crise financière.

Eclairage #10. -  Sylvie MILLARA ; Céline MOTHELAY. - Rouen : Crefor, 2009. - 60 p.
Téléchargement du document : http://eref.crefor.asso.fr/drupal/node/38

Plan de modernisation de l’Insertion par l’activité économique

Cet éclairage N° 12 s'adresse aux professionnels de l’emploi, de la formation, de l’accueil-information-orientation, non-spécialistes des questions de l’insertion par l’activité économique, mais confrontés malgré tout à cette problématique dans leur activité.

 

Après avoir rappelé les principes de base de l’IAE, nous nous sommes attachés à présenter l’organisation de l’IAE, des types de structures et leurs réseaux.

 

L’intérêt du gouvernement pour l’IAE modifie les modes de financement et de conventionnement des structures de l’IAE. Un coup d’« accélérateur » ou d’« amplificateur » a été donné à travers le plan de relance de l’IAE face à la crise et l’année 2009 s’annonce comme une année de transition et d’ajustement délicate.

 

Par ailleurs, d’autres réformes impactent l’IAE et divers dispositifs vont se superposer et se relayer. C’est pourquoi il nous a semblé utile de faire le point sur ces transformations.

Le secteur de l’IAE en Haute-Normandie, bien que très présent (102 structures), ne publie qu’assez peu d’informations agrégées au niveau local.

 

Des rapprochements avec la Basse-Normandie obligent à porter attention à l’échelle territoriale utilisée. Les départements sont les principaux référents dans le domaine de l’insertion. Pour chacun nous nous sommes attachés à présenter certaines de leurs actions dans ce domaine. Vous trouverez en toute fin quelques ressources utiles venant compléter celles, déjà nombreuses, présentes au fil des chapitres. Nous précisons que notre collecte d’informations s’est arrêtée au 16/04/2009. Ce dossier n’est pas une étude, il rend compte des principales informations produites par les divers acteurs et chercheurs sur la question de l’insertion par l’activité économique. Nous espérons que ce dossier sera pour vous un outil de travail que vous saurez vous approprier. Nous remercions par avance tous ceux et toutes celles qui nous ont permis (ou nous permettrons) de l’améliorer par leurs remarques ou contributions.

Qualité en formation

La multitude de labels, certifications et qualifications présents sur le marché offre surtout un intérêt « pour le management interne de l'organisme [certifié] ». Ils ne sont pas des « signaux » suffisants pour clarifier l'offre. 'voir Eclairage sur les labels et certifications

Le cadre européen de référence pour l'assurance de la qualité (CERAQ) vise l'amélioration de la qualité des divers systèmes nationaux d'éducation et de formation professionnels (EFP) au sein d'un espace d'éducation et de formation tout au long de la vie. Cet instrument est destiné à développer la confiance mutuelle dans ces systèmes et à faciliter la mobilité et la coopération entre États membres.

Qualité de l'offre et de l'achat de formation : les préconisations du rapport du groupe de travail présidé par Charlotte Duda (ANDRH) conclue le travail du groupe mis en place par les ministres en charge de l'emploi, Christine Lagarde et Laurent Wauquiez en septembre 2008 dans le cadre de la réforme de la formation professionnelle.

Les trois enjeux qui ont guidé les négociateurs dans leur souci d'améliorer la qualité de la formation : « la rendre plus efficace, adaptée aux besoins des personnes, et plus accessible ». L'ANI a également institué un Conseil national d'évaluation de la formation professionnelle.

Le projet de loi relatif à l'orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie comporte deux articles dont l'un vise à « clarifier l'offre de formation » (article 16), et l'autre à « rendre le [stagiaire] en mesure de juger sa formation » (article 17).

La Région Languedoc-Roussillon, 1ère région à signer et à mettre en oeuvre, une Charte pour la qualité de la formation professionnelle, avec 16 financeurs.

La FFP (Fédération de la formation professionnelle) a réuni le 18 juin 2009 les acteurs de la formation (organismes de formation, entreprises, Opca, etc.) sur le thème de la « qualité et de l'évaluation en formation ». Consulter également les sondages du colloque auprès des salariés et des organismes de formation.

Le rapport Duda sur « la qualité de l’offre et de l’achat de formation » établit deux conditions à la qualité : la visibilité de l’offre de formation (déclaration, agrément, qualité, label) et la lisibilité (outils d’information sur l’offre de formation).

 

 

 

 

 

 

 

Rapport sur "la qualité de l'offre et de l'achat de formation" (rapport Duda)

Ce document a été présenté à Laurent Wauquiez, secrétaire d'État chargé de l'Emploi, jeudi 8 janvier 2009, avec la rapport sur la VAE (validation des acquis de l'expérience) du groupe piloté par Vincent Merle (Cnam)

Au terme des débats du groupe de travail, trois sujets sont apparus comme "les plus importants" qui "appellent des décisions de politique publique":

  • la visibilité et la lisibilité de l'offre de formation;
  • l'importance de la mise en relation de l'offre et de la demande: le rôle de l'intermédiation en formation;
  • la nécessité de clarifier la place de l'apprenant par la contractualisation.

 

Auto- inscription

 "il convient de proposer aux prestataires d'effectuer eux mêmes leur déclaration sur un portail accessible sur Internet". L'immatriculation serait indiquée dans un premier temps "en cours d'examen" ou "temporaire". Le prestataire enverrait dans les quinze jours les pièces justificatives (liste des formateurs, première formation, programme de formation) pour validation par le service régional de contrôle. En cas de non envoi, l'inscription disparaît. Une vérification de la cohérence du dossier et un examen de la nature de l'action conventionnée seraient effectués au terme de laquelle le caractère temporaire de l'enregistrement est supprimé

Intermédiation

La question de la construction d'un système d'intermédiation efficace est "un enjeu essentiel". Par intermédiation, "il faut entendre la mise en relation entre l'expression d'une demande et la construction d'une offre adaptée.

La fonction d'intermédiation en direction des petites entreprises "devrait être confiée aux partenaires sociaux, via les Opca dans leurs domaines de compétence, et aux Opacif en ce qui concerne les personnes

 

Achat public de formation

"Les procédures d'achat de la formation ne rendent pas toujours aisée la mise en avant de critères susceptibles de participer au développement de garanties de qualité des actions de formation." Pourtant, "cette procédure d'achat est l'acte qui permet la recherche d'une garantie de qualité".

Les membres du groupe de travail proposent une "voie médiane entre le marché et la subvention.

 

Contractualisation

L'importance attribuée précédemment à la construction des relations entre les divers niveaux d'acteurs impliqués "pourrait se traduire par un écrit à valeur d'engagement contractuel, signé des principaux protagonistes à savoir la personne à laquelle la formation est destinée, son financeur ou son commanditaire (ou les deux lorsqu'ils sont distincts), et le prestataire".

Trois éléments devraient "au minimum" figurer dans cet engagement:
- "la description précise des objectifs de la formation,
- les principaux moyens mobilisés pour l'atteindre,
- la mesure proposée du niveau d'atteinte de ces objectifs."

 

Le texte intégral du rapport sur l'offre de formation peut être consulté sur le site le Minefe:
http://www.minefe.gouv.fr/directions_services/sircom/emploi/090108rapport_qualite_formation.pdf
 

Accord National Interprofessionnel (ANI formation) du 7 janvier 2009 (qualité)

Les trois enjeux qui ont guidé les négociateurs dans leur souci d'améliorer la qualité de la formation : « la rendre plus efficace, adaptée aux besoins des personnes, et plus accessible ».

formation plus efficace

Le souci d'efficacité passe « par une bonne utilisation des fonds de la formation », d'affecter à ceux qui en ont le plus besoin,  les fonds paritaires de la formation, à travers le FPSPP (Fonds paritaire de la formation professionnelle) notamment.

formation plus adaptée aux besoinx des personnes

« Une formation sera efficace et de qualité si elle tient compte des attentes, des désirs et des besoins des personnes ». Le stagiaire, apprenant ou bénéficiaire d'une formation, quel que soit le nom qu'on lui donne, « doit savoir pourquoi il est en formation ». Cette responsabilisation de l'individu a débuté en 2003 avec l'ANI du 5 décembre qui « faisait de chaque salarié un acteur de sa formation ». Elle se poursuit avec le nouvel accord qui « comporte plusieurs dispositions renforçant cet objectif de sur-mesure ». C'est le cas de la POE (préparation opérationnelle à l'emploi),  qui permettra de préparer un chômeur à un emploi dont l'offre aura été déposée à Pôle emploi.

formation plus accessible

Il faut également offrir « une meilleure lisibilité » de l'offre aux salariés et aux chefs d'entreprise, en particulier dans les PME/TPE. Cela passe par « une amélioration de l'information » et « une plus grande clarté des dispositifs ». Dans ce domaine, les intermédiaires que sont les Opca « doivent se remettre en cause ».

Conseil national d'évaluation de la formation professionnelle.  (CNEFP)

La gouvernance de la formation fait l’objet du titre IV de l’accord national interprofessionnel sur le développement de la formation tout au long de la vie professionnelle, la professionnalisation et la sécurisation des parcours professionnels, conclu le 7 janvier 2009.

Les partenaires sociaux distinguent les instances qui ont la responsabilité du suivi et de la mise en œuvre des politiques et modalités définis par accord paritaire et les organismes qui ont la responsabilité de l’application de ces modalités auprès des entreprises et des salariés.

Au niveau politique et national, le texte cite le CPNFP, le Comité paritaire national d’évaluation de la formation professionnelle, les CPNE, et au niveau territorial, les Commissions paritaires de branche territoriales ou régionales, lorsqu’elles existent, et les COPIRE.

Les instances de gestion paritaires sont principalement le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels, les Opca et Opacif.

Les synergies entre le Comité paritaire national pour la formation professionnelle (CPNFP) et le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) seront renforcées en respectant le rôle d’orientation politique du CPNFP et de mise en œuvre et de gestion du FPSPP.

Le CPNFP mettra en place deux comités :
- un comité observatoires et certifications, dans le cadre d’un Observatoire paritaire national des métiers et des qualifications
- un comité financier, qui constitue le Conseil d’administration du Fonds Paritaire de sécurisation des parcours professionnels.

L’évaluation

Un Conseil paritaire national d’évaluation de la formation présidé par une personnalité qualifiée sera mis en place. Ce conseil comprend un représentant de chaque syndicat représentatif et 4 personnalités qualifiées désignées d’un commun accord. La présidence du conseil est assurée pour deux ans par une des personnalités qualifiées, renouvelable une fois.

Ce Conseil a notamment pour missions de mener ou faire réaliser tous travaux d’évaluation concernant les politiques paritaires de formation professionnelle, de mesurer le niveau de formation des publics concernés par les politiques de formation professionnelle, en particulier la maîtrise du socle de compétences, d’évaluer la satisfaction des entreprises et des différents publics bénéficiaires. Un rapport public annuel faisant état de l’ensemble de ses travaux devra être publié.

 

Projet de loi relatif à l'orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie (Qualité)

Le projet de loi relatif à l'orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie comporte deux articles dont l'un vise à « clarifier l'offre de formation » (article 16), et l'autre à « rendre le [stagiaire] en mesure de juger sa formation » (article 17).

L'article 16 vise à  clarifier et renforcer la déclaration d'activité.

Il précise :

  • les conditions d'enregistrement de la déclaration d'activité :

"L’enregistrement de la déclaration d’activité peut être refusé par décision de l’autorité administrative dans les cas suivants :
« 1° Les prestations prévues à la première convention de formation professionnelle ou
au premier contrat de formation professionnelle ne correspondent pas aux actions
mentionnées à l’article L. 6313-1 ;
« 2° Les dispositions du chapitre III du présent titre relatives à la réalisation des
actions de formation ne sont pas respectées ;
« 3° L’une des pièces justificatives n’est pas produite. »

avant  -  Article L6351-3 : Une déclaration rectificative est souscrite en cas de modification d'un ou des éléments de la déclaration initiale.
  • les conditions d'annulation

L’enregistrement de la déclaration d’activité est annulé par décision de l’autorité administrative lorsqu’il est avéré, au terme d’un contrôle réalisé en application du 1° de l’article L. 6361-2 :
« 1° Soit que les prestations réalisées ne correspondent pas aux actions mentionnées à l’article L. 6313-1 ;
« 2° Soit que l’une de dispositions du chapitre III du présent titre relatives à la réalisation des actions de formation n’est pas respectée ;
« 3° Soit que, après mise en demeure de se mettre en conformité avec les textes applicables dans un délai fixé par décret, l’une des dispositions du chapitre II du présent titre relatives au fonctionnement des organismes de formation n’est pas satisfaite. » ;

avant  - Article L6351-4  : L'enregistrement de la déclaration d'activité est annulé par décision de l'autorité administrative lorsqu'il apparaît que les prestations réalisées ne correspondent pas aux actions mentionnées à l'article L. 6313-1 ou lorsque les règles relatives à la convention ou au contrat définies respectivement aux articles L. 6353-2 et L. 6353-3 ne sont pas respectées.

  • crée une "déclaration rectivicative"

Avant le premier alinéa de l’article L. 6351-5 est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Une déclaration rectificative est souscrite en cas de modification d’un ou des éléments de la déclaration initiale. » ;

avant - Article L6351-5 : La cessation d'activité fait l'objet d'une déclaration.
 
  • rend public la liste des organismes

Après l’article L. 6351-7 est inséré un article L. 6351-7-1 ainsi rédigé : « Art. L. 6351-7-1. - La liste des organismes déclarés dans les conditions fixées au présent chapitre et à jour de leur obligation de transmettre le bilan pédagogique et financier
mentionné à l’article L. 6352-11 est rendue publique. » ;

avant - Article L6351-7 : Le conseil régional a communication des éléments de la déclaration d'activité et de ses éventuelles modifications. Il a communication du bilan pédagogique et financier de l'activité, du bilan, du compte de résultat et de l'annexe du dernier exercice clos par les organismes dont les actions de formation au sens de l'article L. 6313-1 bénéficient de son concours financier.
 
  • fait obligation de justifier les titres et qualité des personnels (salariés et non salariés)

A l’article L. 6352-1, les mots : « qu’elle emploie » sont remplacés par les mots :
« qui interviennent à quelque titre que ce soit dans les prestations de formation qu’elle
réalise ».

avant - Article L. 6352-1 - La personne mentionnée à l’article L. 6351-1 doit justifier des titres et
qualités des personnels d'enseignement et d'encadrement qu'elle emploie, et de la relation entre
ces titres et qualités et les prestations réalisées dans le champ de la formation professionnelle.
 

L'article 17 vise à  améliorer l'information du bénéficiaire de la formation et la capitalisation des acquis des formations.

  • Délivrance d'une attestation

Après le deuxième alinéa de l’article L. 6331-21 est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Lorsque les actions de formation sont organisées par l’entreprise elle-même, l’employeur délivre au stagiaire à l’issue de la formation l’attestation prévue à l’article L. 6353-1. » ;

 Avant - Paragraphe 3 : Dépenses libératoires. Article L6331-21 :
Les actions de formation financées par l'entreprise en application du 3° de l'article L. 6331-19 sont organisées soit par l'entreprise elle-même, soit en application de conventions annuelles ou pluriannuelles de formation conclues par elle conformément aux dispositions des articles L. 6353-1 et L. 6353-2.
Les dépenses engagées à ce titre par l'entreprise peuvent couvrir les frais de formation et la rémunération des stagiaires. Elles peuvent également couvrir l'allocation de formation mentionnée à l'article L. 6321-10.
X
Les dépenses d'équipement en matériel sont imputables dans la limite de la proportion de l'annuité d'amortissement correspondant à l'utilisation de ce matériel à des fins de formation.
Les dépenses sont retenues pour leur montant réel, déduction faite des concours apportés par une personne morale de droit public au titre de la formation professionnelle.
  • Attestation de formation normalisée

L’article L. 6353-1 est complété par un alinéa ainsi rédigé : « À l’issue de la formation, le prestataire délivre au stagiaire une attestation dont les mentions sont fixées par décret. » ;

avant - Convention de formation entre l'acheteur de formation et l'organisme de formation. Article L6353-1 : Les actions de formation professionnelle mentionnées à l'article L. 6313-1 sont réalisées conformément à un programme préétabli qui, en fonction d'objectifs déterminés, précise les moyens pédagogiques, techniques et d'encadrement mis en oeuvre ainsi que les moyens permettant de suivre son exécution et d'en apprécier les résultats.
 
  • Documents remis au stagiaire

 L’article L. 6353-8 est remplacé par les dispositions suivantes :
« Art. L. 6353-8. - Un décret détermine les informations relatives à la formation suivie
qui figurent sur un document remis au stagiaire au plus tard le premier jour de l’action de
formation. » ;

Avant - Obligations vis-à-vis du stagiaire. Article L6353-8 Le programme de stage, la liste des formateurs pour chaque discipline avec mention de leurs titres ou qualités, les horaires, les procédures de validation des acquis de la formation, le règlement intérieur applicable aux stagiaires ainsi que, dans le cas des contrats conclus en application de l'article L. 6353-3, les tarifs et les modalités de règlement, les conditions financières prévues en cas de cessation anticipée de la formation ou d'abandon en cours de stage font l'objet de documents remis au stagiaire avant son inscription définitive et tout règlement de frais.
 
  • le contrat précède l'inscription

4° L’article L. 6353-3 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Ce contrat est conclu avant l’inscription définitive du stagiaire et tout règlement de frais. »

avant - Contrat de formation entre une personne physique et un organisme de formation. Article L6353-3 : Lorsqu'une personne physique entreprend une formation, à titre individuel et à ses frais, un contrat est conclu entre elle et le dispensateur de formation.

 

Charte régionale pour la qualité de la formation professionnelle

La Région Languedoc-Roussillon, 1ère région à signer et à mettre en oeuvre, une Charte pour la qualité de la formation professionnelle, avec 16 financeurs.

Une démarche commune vers la qualité

La formation professionnelle permet d'accroître les qualifications et de faciliter l'insertion professionnelle. Pour être accessible à chacun et s'adapter aux évolutions permanentes de l'économie, la formation professionnelle doit fournir une offre de qualité.
Pourtant, tous les organismes de formation ne disposent ni des mêmes atouts ni des mêmes moyens. L'offre est très hétérogène et la situation des organismes souvent inégale. La qualité de la prestation ne répond pas toujours aux attentes des bénéficiaires ni à celles des prescripteurs et des financeurs.
Face à ce constat, la Région et les financeurs de la formation professionnelle en Languedoc-Roussillon ont souhaité, suite à une large concertation, initier une démarche de qualité globale et un processus commun de mise en oeuvre pour permettre à l'ensemble de l'appareil de formation régional d'améliorer son offre.

La démarche

La Charte pour la qualité de la formation professionnelle en Languedoc-Roussillon a été voulue, réfléchie, et rédigée par un grand nombre de financeurs. Elle traduit un objectif partagé et vise à impliquer l'ensemble des acteurs régionaux de la formation professionnelle dans une démarche de progrès.

Cette Charte se veut être le texte de référence pour les organismes qui ambitionnent d’améliorer leur offre de formation, de proposer des prestations conformes aux attentes des financeurs autant qu’aux exigences des publics bénéficiaires, et de développer des méthodes et pratiques adaptées aux enjeux

Des outils ont été construits pour vous aider à vous orienter dans cette démarche Qualité :

* la charte elle-même, et les grands principes qui la constituent ;
* un référentiel des attentes des financeurs,
* un autodiagnostic, pour évaluer vos pratiques au regard de ce référentiel ;
* et un plan de professionnalisation, qui vous permettra de vous conformer au mieux aux attentes des financeurs, pour viser la labellisation à terme

 

en savoir plus

voir la page sur le site du Conseil regional Languedoc-Roussillon : 
www.laregion.fr/TPL_CODE/TPL_ACTUALITE/PAR_TPL_IDENTIFIANT/142/1-.htm

 

le conrtenu de la charte :
 http://qualite.cariflr.fr/Default.aspx?idr=29&idsr=198

la charte :  qualite.cariflr.fr/images-contenu/charte_qualit%C3%A9_15_mai_09.pdf

Le référentiel des attentes des financeurs : 
http://qualite.cariflr.fr/images-contenu/Referentiel_des_attentes_financeurs.pdf

le questionnaire d'autodiagnostic :  http://qualite.cariflr.fr/images-contenu/Questionnaire%20Autodiag_2009_v_papier.pdf
 
 

 

Colloque "la qualité en mouvement" FFP

La FFP a organisé des rencontres placées  sur le thème de "la qualité en mouvement" :

Qualité, efficacité et performance de la formation professionnelle :

  • quels nouveaux enjeux et nouvelles contraintes ?
  • Quels leviers pour agir avec l’ensemble des acteurs ?
  • Quelle place pour l’individu ?
  • Quelle évaluation pour quelle formation ?
  • Quelles réponses et propositions apportées par les organismes de formation et leurs partenaires ?
en savoir plus
voir le programme : http://www.lesrencontresqualiteffp.org/
 
voir les videos : www.ffp.org/rencontres-de-la-formation-professionnelle.asp
 
Les sondages du colloque

Les salariés et la qualité en formation – Sondage FFP/IFOP Juin 2009
Les organismes de formation et la qualité – Sondage FFP Juin 2009

 

 

Lisibilté de l'offre de formation

  • Normes et lisibilité de l'offre de formation

Le rapport Duda sur « la qualité de l’offre et de l’achat de formation » établit deux conditions à la qualité : la visibilité de l’offre de formation (déclaration, agrément, qualité, label) et la lisibilité (outils d’information sur l’offre de formation).

Afin d'éviter la multiplication des terminologies et modalités de présentation/description de l’offre, des normes de description de l'offre de formation se sont développées favorisant le partage d’une communication claire entre les différents acteurs de la formation professionnelle. Eclairage fait le point sur les normes de lisibilité de l’offre de formation. voir le dossier

 

  •   Normalisation de l'enseignement à distance

Selon le FFFOD, « un des projets les plus importants, tant du point de vue économique que technique, pour les acteurs du e-learning concerne le standard Scorm » en voie d'adoption par Iso pour favoriser « l'adaptabilité, la durabilité, l'interopérabilité et la réutilisation des contenus pédagogiques ».

fffod.over-blog.com/categorie-10473293.html

 

Cadre européen de référence pour l'assurance de la qualité (CERAQ)

Le cadre européen de référence pour l'assurance de la qualité (CERAQ) vise l'amélioration de la qualité des divers systèmes nationaux d'éducation et de formation professionnels (EFP) au sein d'un espace d'éducation et de formation tout au long de la vie. Cet instrument est destiné à développer la confiance mutuelle dans ces systèmes et à faciliter la mobilité et la coopération entre États membres.

La Commission propose d'établir un nouvel outil de référence pour aider les États membres et les pays participants à développer, à améliorer, à piloter et à évaluer leurs propres systèmes d'éducation et de formation professionnels.

En tant qu'instrument de référence, le CERAQ apporte des éléments de méthodologie qui aideront les États membres à évaluer de manière claire et cohérente si les actions nécessaires à l'amélioration de la qualité de leurs systèmes d'EFP ont été réalisées et si elles nécessitent un réexamen.

Concrètement, la méthodologie proposée par le CERAQ s'appuie sur:

  • un cycle d'assurance et d'amélioration de la qualité alternant planification, mise en œuvre, évaluation/appréciation et réexamen de l'EFP;
  • des critères de qualité et des descripteurs indicatifs;
  • des indicateurs communs qui permettent d'évaluer les objectifs, les moyens, les processus et les résultats de la formation. Certains indicateurs sont fondés sur des données statistiques, d'autres sont d'ordre qualitatif.

Le Parlement européen a voté  les nouveaux outils pour la mobilité et la qualité de l’enseignement et de la formation professionnels

en savoir plus
 
lire les actes : http://europa.eu/legislation_summaries/education_training_youth/lifelong_learning/c11108_fr.htm 
 
voir les indicateurs : http://eur-lex.europa.eu/smartapi/cgi/sga_doc?smartapi!celexplus!prod!DocNumber&lg=fr&type_doc=COMfinal&an_doc=2008&nu_doc=179
 
L'annexe 1 présente des critères de qualité et des descripteurs indicatifs destinés à aider, le cas échéant, les États membres lors de l'application du cadre de référence.
L'annexe 2 présente un ensemble complet d'indicateurs destinés à faciliter l'évaluation, le contrôle et l'amélioration de la qualité des systèmes et/ou des prestations de services d'EFP. Ce groupe d'indicateurs sera développé plus avant grâce à la coopération européenne sur une base bilatérale et/ou multilatérale, en exploitant les données européennes et les registres nationaux.

 

Territoire(s)

Pour un service public régional de la formation professionnelle

Une étude réalisée par Mensia Conseil pour l'Association des Régions de France (ARF), à l'occasion de son congrès de Caen, fait un bilan des politiques de formation professionnelle des Régions et décrit les perspectives qu'ouvre notamment le concept émergent de "service public de la formation tout au long de la vie" ("L'ambition des Régions pour un service public régional de la formation professionnelle, bilan et perspectives", décembre 2008).

extrait :

(....)"Les Régions entendent maintenant renforcer :
• la cohérence de l’offre de formation régionale (complémentarité des voies de formation,…) et sa pertinence (adéquation aux besoins des territoires),
• la qualité de l’offre de formation et la performance du système de formation (qui passe par l’évaluation),
• l’articulation entre besoins d’emploi à court terme et besoins de compétences à long terme,
• la gouvernance régionale des politiques de formation professionnelle,en associant les acteurs concernés dans l’élaboration,
la mise en oeuvre et l’évaluation de la politique régionale, et en s’appuyant sur les instruments institués par la loi, et notamment :
- le Comité de Coordination Régional sur l’Emploi et la Formation
Professionnelle (CCREFP),
- le Plan Régional de Développement des Formations,
- les Contrats d’Objectifs Territoriaux (COT) associant Région / Etat / branche(s) professionnelle(s).

Dans le contexte de la réforme de la formation professionnelle, les Régions souscrivent à l’ambition, partagée par tous les acteurs, d’accroître la performance du système de formation professionnelle, dans l’ensemble de ses composantes,en particulier pour ceux qui y ont lemoinsaccès, pourdesraisonséconomiques, socialesouterritoriales.
Mais cette ambition est bridée par l’enchevêtrement persistant des compétences des acteurs, par l’évolution permanente du cadre dans lequel s’inscrit l’action des Régions,et par les incertitudes qui subsistent sur les orientations nationales en matière d’emploi et de formation."(...)

en savoir plus
http://www.arf.asso.fr/index.php/espace_presse/dossiers_thematiques/emploi_et_formation/rapport_mensia_2008

Organisation de l'Etat

Instruction DGEFP n°2010/21 du 3 août 2010 relative aux axes prioritaires de contrôle à partir du second semestre 2010

Définir les axes prioritaires de contrôle des acteurs du champs de la formation professionnelle à partir du second semestre 2010 : tel est l'objet de l'instruction DGEFP n°2010/21 du 3 août 2010. Elle émane de la mission « organisation des contrôles », et a été adressée aux chefs de services régionaux de contrôle des services déconcentrés de l'État, aux préfets de région. L'importance du contrôle de la réalité et de la conformité des activités des organismes de formation en matière de formation professionnelle continue a été particulièrement soulignée.

Formations de développement personnel
Les formations comprenant une part importante, voire en totalité, une dimension "comportementale" sont en régulière augmentation, souligne l'instruction. Une bonne partie des prestations proposées par les nouveaux organismes de formation dédiés au développement personnel releveraient davantage du bien-être ou du loisir que de la formation professionnelle continue, selon la DGEFP, de ce fait ces actions ne peuvent être prises en charge par un Opca. Dans certains cas, ces prestations peuvent présenter des caractéristiques problématiques en termes de santé publique, voire d'exercice illégal d'activités médicales ou paramédicales, et parfois de dérives sectaires, indique la DGEFP.

Selon l'instruction, le contrôle doit donc s'exercer lors de la déclaration d'activité d'organismes annonçant des prestations à dominante comportementale de développement personnel, à l'occasion d'enquêtes sur des organismes déclarés à partir des spécialités de formation affichés, et par des contrôles sur place d'organismes.

Organismes ne réalisant pas ou partiellement les prestations financées
Selon l'instruction, certains organismes de formation tentent d'obtenir des financements de la part des Opca pour des actions non réalisées ou réalisées très partiellement. Ces actions impliquent principalement des petites ou très petites entreprises. Certains types d'actions de formation semblent plus particulièrement concernés, comme par exemple les formations organisées dans le cadre de contrats de professionnalisation, de périodes de professionnalisation, ou encore du CIF, ainsi que celles liées à des formations obligatoires  ou à des mises aux normes.
 

3643_instruction_dgefp_controle.pdf

Mise en place des Direccte dans les régions

Avec la nomination de Philippe Dingeon comme directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte), les dispositions du décret n° 2009-1377 du 10 novembre 2009 relatif à l'organisation et aux missions des Direccte prennent effet en Haute-Normandie.

La création des directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi s'inscrit dans le droit fil de la réforme de l'administration territoriale de l'Etat visant à mettre en place, au niveau régional, un nombre de directions resserré pour piloter les différentes politiques publiques de l'Etat.

Les Direccte ont pour objectif de créer un nouveau service public de l'Etat en région pour les entreprises et l'ensemble des acteurs socio-économiques (chefs d'entreprises, salariés, demandeurs d'emploi, partenaires sociaux, branches et filières professionnelles, consommateurs).

Les principales missions des Direccte consistent à assurer le pilotage coordonné et la mise en oeuvre des dispositifs de régulation et d'animation nécessaires au développement des entreprises et de l'emploi, à l'amélioration de la qualité du travail et des relations sociales et au respect des règles relatives au droit du travail, à la concurrence, à la protection économique et à la sécurité des consommateurs et à la métrologie légale.

Les Direccte rassemblent les missions qui étaient exercées par les structures suivantes : - les DRTEFP (directions régionales du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle) et les DDTEFP (directions départementales du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle) ; - les DRCCRF (directions régionales de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) ;
- les services de développement économique et de métrologie des DRIRE (directions régionales de l'industrie, de la recherche et de l'environnement) ;
- les DRCE (directions régionales du commerce extérieur) ;
- les DRCA (les services des délégués régionaux au commerce et à l'artisanat) ;
- les DRT (délégués régionaux au tourisme) ; - les chargés de mission régionaux à l'intelligence économique.

Consulter le décret :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021259245